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Antoine Compagnon, ‘Writing Mourning’
Publié dans Deliberations: The Journals of Roland Barthes (numéro spécial de Textual Practice), éd. Neil Badmington, trad. Sam Ferguson, 30/2 (2016), 209–19. Réédité par Routledge, 2017. Publié à l’origine en français sur fabula.org.
Antoine Compagnon était proche de Roland Barthes dans les années précédant la mort de ce dernier en 1980. Dans cet article, il réfléchit au Journal de deuil de Barthes, publié à titre posthume. La traduire impliquait de reproduire un argument subtil et de rendre accessible aux lecteurs anglophones un large éventail de références culturelles. Pour ce texte, qui combine le savant et le personnel, il était particulièrement important de préserver le ton distinctif et le contenu émotionnel de l’écriture.
“The publication in 2009 of Roland Barthes’s Mourning Diary stirred up a brief controversy: was it justifiable to publish this bundle of slips of paper, deeply private notes, written for himself after the death of his mother in October 1977 and not intended for others, traces of suffering, snippets of emotion leading gradually towards Camera Lucida, the monument raised in memory of his mother? I do not know, but I read these pages with considerable discomfort.”

Pierre de Marivaux, extrait du Spectateur français
Publié dans Tolerance: The Beacon of the Enlightenment, éd. et trad. Caroline Warman et al. (Cambridge: Open Book Publishers, 2016), p. 82. Publié à l’origine en français sous le nom de Tolérance: le combat des Lumières.
À la suite des attentats de Charlie Hebdo de janvier 2015, des universitaires français ont rassemblé une anthologie à succès, comprenant des textes de penseurs des Lumières tels que Voltaire, Rousseau et Marivaux pour défendre la liberté d’expression et la tolérance religieuse. Pour marquer l’anniversaire des attaques, une version anglaise de l’anthologie a été publiée, avec Sam Ferguson contribuant à un certain nombre de traductions. Cette tâche a nécessité une sensibilité exceptionnelle au contexte politique de l’anthologie de 2015 et aux implications de sa transposition de la France à un lectorat anglophone international.
“There is little doubt that the particular mores and customs of men are flawed; what else can we expect, when these mores are the pure invention of men, when these customs are as varied and numerous as there are nations in the world? But the law that commands us to be just and virtuous is everywhere the same: men did not invent it, they merely agreed that they must follow it as it was revealed to them by reason or by God himself, as it is revealed everywhere with perfect uniformity.”

Véronique Montémont, ‘Autobiography’
Traduit par Sam Ferguson du Dictionnaire de l’autobiographie: Écritures de soi de langue française (Paris: Honoré Champion, 2017), pour le ‘Projet ÉcriSoi’, réalisé par Françoise Simonet-Tenant et Jean-Louis Jeannelle.
‘Projet Écrisoi’ est une étude ambitieuse des différences entre les formes de life writing à travers les cultures et les langues. Rassembler des différentes tentatives de définir de telles formes nécessite un processus de traduction multilatéral et complexe. Contrairement à la plupart des traductions, l’objectif n’est pas de lisser les différences, mais de les mettre en évidence.
“The word ‘autobiography’, composed from the Greek words αυτός (oneself), βίος (life), and γράφειν (to write), came into being in Germany at the end of the eighteenth century (‘Selbst-biographie’) before being attested for the first time in 1797 in England in the form ‘self-biography’, which, having failed to catch on, would evolve into ‘auto-biography’. The first French lexicographic definition of this scholarly word was provided by the 1842 edition of the Dictionnaire de l’Académie française, where the term is described as a neologism: ‘The life of an individual written by himself.’”
©Rue Serpente, 2020